Un bodhisattva est l’ami du monde entier. Motivé par la compassion, il recherche spontanément l’illumination pour le bien de tous les êtres vivants.
Ce guide pour mener une vie de compassion est le bienvenu. Guéshé Kelsang explique en détail comment prendre et observer les vœux du bodhisattva, comment purifier les chutes morales et comment pratiquer les actions du bodhisattva : le don, la discipline morale, la patience, l’effort, la concentration et la sagesse.
Avec ce livre comme compagnon, chacun peut adopter le mode de vie d'un bodhisattva et progresser sur la voie de la pleine illumination.
Extrait du livre:
Description de la perfection de la patience
La patience est l'opposant de la colère, le plus puissant destructeur de vertu. Nous pouvons remarquer par notre propre expérience combien de souffrances proviennent de la colère. Elle nous empêche de juger correctement une situation et nous pousse à agir de manière regrettable. Elle détruit notre propre paix intérieure et dérange tous ceux que nous rencontrons. Même ceux qui aiment d'habitude notre compagnie sont repoussés quand ils nous voient en colère. La colère peut nous entraîner à rejeter ou insulter nos propres parents et, quand elle est intense, elle peut même nous pousser à tuer ceux que nous aimons ou même à prendre notre propre vie.
La colère est habituellement déclenchée par quelque chose de tout à fait insignifiant, une remarque que l'on prend pour soi, une habitude que l'on trouve irritante ou une attente qui n'est pas satisfaite, etc. À partir de ces événements dérisoires, la colère tisse un enchaînement élaboré de fantasmes, en exagérant le côté désagréable de la situation, et en fournissant une rationalisation et des justifications pour nos sentiments de déception, d'indignation ou de ressentiment. Elle nous pousse à dire et faire ce qui fait du mal aux autres, et par là même à les offenser, et à transformer une petite difficulté en un grand problème.
Si l'on nous demandait « Par qui toutes les guerres au cours desquelles tant de personnes sont mortes ont-elles été causées ? », il faudrait répondre qu'elles ont été provoquées par des esprits en colère. Si les nations étaient pleines de gens calmes qui aiment la paix, comment des guerres pourraient-elles éclater ? La colère est le plus grand ennemi des êtres vivants. Elle nous a nui dans le passé, elle nous nuit maintenant, et si nous ne la surmontons pas par la pratique de la patience, elle nous nuira toujours. Comme le dit Shantidéva :
La colère, cette ennemie, n'a pas d'autre fonction
Que de me faire du mal.
