Il donne un commentaire pratique et détaillé aux huit magnifiques versets qui contiennent l’un des enseignements les plus appréciés du bouddhisme, les Huit versets de l’entraînement de l’esprit. Ce court poème composé par le grand bodhisattva tibétain, Langri Tangpa, nous montre comment transformer toutes les difficultés de la vie en de grandes réalisations spirituelles.
En Asie, pendant des siècles, ces pratiques méditatives libératrices ont apporté à d’innombrables personnes une paix durable, l’inspiration et la sérénité.
Dans ce livre, Guéshé Kelsang Gyatso partage l'incommensurable richesse intérieure de la sagesse ancienne avec ceux qui maintenant cherchent à trouver dans leur vie un bonheur durable et un véritable sens.
Extrait du livre:
Extrait du chapitre "Accepter la défaite et offrir la victoire"
Nous pouvons penser que si nous acceptons tout le temps la défaite avec patience, cette pratique sera la cause de la multiplication de notre souffrance et de nos problèmes et que nous serons complètement submergés, mais en fait grâce à la pratique de la patience notre souffrance diminue toujours, car nous n’ajoutons pas de douleur mentale aux difficultés que nous avons déjà. Souffrances, soucis, dépressions et douleurs étant des sensations, ce sont des types d’esprit, il s’ensuit donc qu’ils se trouvent à l’intérieur et non pas à l’extérieur de notre esprit. Si la pratique de la patience rend notre esprit calme et joyeux, quand nous rencontrerons des conditions adverses, nous n’aurons pas de problème. Nous pouvons alors nous trouver dans une situation très difficile, être malades ou blessés, sans cependant éprouver de douleur. En contrôlant ainsi notre esprit, nous faisons l’expérience d’une cessation de ce qui est douleur, souci et dépression, et trouvons une vraie paix intérieure. De plus, en conservant un esprit paisible dans les situations difficiles, nous sommes bien plus à même de trouver des solutions et une réponse constructive. La pratique bouddhiste est très douce. Elle ne requiert ni privations ni épreuves physiques, mais consiste essentiellement en un travail intérieur de contrôle et de transformation de l’esprit. Une fois que nous aurons appris comment faire cela, nous aurons compris la signification réelle des enseignements de Bouddha.
Au Tibet, j’ai rencontré un certain nombre d’humbles pratiquants qui n’étaient pas célèbres, mais qui pratiquaient toujours l’acceptation de la défaite et l’offrande de la victoire aux autres dans leur vie quotidienne. L’un d’entre eux était un moine, appelé Katchèn Sangyé, et les gens finirent par reconnaître qu’il était un bodhisattva. Chaque fois que quelqu’un lui disait quelque chose de désagréable, il l’acceptait sans répliquer, et chaque fois que quelqu’un lui demandait quelque chose, il le donnait immédiatement sans le moindre signe d’avarice. Si les commerçants lui demandaient trop d’argent lorsqu’il faisait ses courses, il payait sans faire aucun commentaire, et si le commerçant était pauvre il lui en donnait encore plus. Chez Katchèn Sangyé, l’objet qui avait la plus grande valeur était un pot en cuivre dans lequel il gardait de l’eau. Un jour, alors qu’il était absent, un voleur entra dans sa chambre et prit ce pot, mais en descendant la rue, le voleur rencontra Katchèn Sangyé qui rentrait chez lui. Comme le moine le connaissait, le voleur fut si honteux qu’il laissa tomber le pot et partit en courant. Katchèn Sangyé, cependant, eut alors un grand désir de lui donner son pot en cuivre, il l’apporta donc chez le voleur et lui dit : « Tu n’avais pas besoin de t’enfuir. Tu peux prendre tout ce que tu veux dans ma chambre et ce n’importe quand ! » Les gens disaient même que si on lui avait demandé de donner sa vie il l’aurait donnée avec joie. Par le passé, il y eut un grand nombre de pratiquants qui étaient comme lui, et il n’y a aucune raison de penser qu’aujourd’hui et à l’avenir il ne pourra pas y en avoir de semblables. Ceux qui sont capables de penser et de se comporter ainsi ne rencontrent pas de problèmes dans la vie, car ils peuvent accepter joyeusement toutes les situations dans lesquelles ils se trouvent.
