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Le Festin de la grande félicité

La sadhana d'auto-initiation de Bouddha Vajrayogini

Le Festin de la grande félicité
Format: Livret
Détail: 120 pages
Prix: 8.50 €  
 
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Livret

 

Introduction

Après avoir terminé une retraite d’approche des actions et une poudja du feu, nous sommes qualifiés pour effectuer l’auto-initiation. Avec cette pratique, nous pouvons renouveler, renforcer nos vœux et engagements tantriques. Nous pouvons aussi purifier nos négativités, y compris les chutes morales tantriques. Il est important de faire régulièrement l’auto-initiation parce que maintenir nos vœux et engagements est la fondation de toutes les réalisations tantriques. Si nous rompons nos vœux et engagements et ne les restaurons pas grâce à une méthode appropriée, cela fera obstacle à l’accomplissement des réalisations tantriques.
La pratique régulière de l’auto-initiation nous procure de nombreux bienfaits, entre autres :

1 Nous ouvrons la porte au succès de notre pratique des étapes de génération et d’accomplissement
2 Nous faisons mûrir rapidement les graines des quatre corps d’un bouddha dans notre continuum mental
3 Nous serons sous la protection de Hérouka et de Vajrayogini durant toutes nos vies
4 Nous recevons les bénédictions de tous les héros et héroïnes qui nous feront atteindre rapidement le pays pur intérieur et le pays pur extérieur des dakinis
5 Nous purifions le lourd karma négatif accumulé depuis des temps sans commencement, et augmentons notre durée de vie et notre mérite
6 Nous restaurons entièrement nos vœux du bodhisattva et nos vœux tantriques
7 Nous pacifions les obstacles extérieurs, intérieurs et secrets
8 De cette manière, nous parvenons facilement à l’étape ultime, au-delà de l’étude

Nous pouvons pratiquer l’auto-initiation chaque fois que nous le souhaitons, en particulier les deux dixièmes jours de chaque mois qui sont sacrés pour les dakinis, comme cela est expliqué dans Le guide du Pays des Dakinis. Si nous faisons des offrandes et des prières ces deux jours-là, elles seront particulièrement puisantes, et nous recevons plus facilement les bénédictions des dakas et dakinis. Ce sont les raisons pour lesquelles les pratiquants sincères de Hérouka et de Vajrayogini ne devraient pas oublier de faire des offrandes ces deux jours-là. Pour les pratiquants de Hérouka et de Vajrayogini, il y a un mois de l'année qui est très important. Dans le calendrier lunaire tibétain, ce mois commence le seizième jour du onzième mois et se termine le quinzième jour du douzième mois. D'habitude, cette période correspond au mois de janvier, ou en est très proche. Nous pouvons donc considérer qu'en Occident le mois de janvier a une puissance spéciale. C'est pourquoi les pratiquants de Hérouka et de Vajrayogini accomplissent alors leur retraite et présentent leurs offrandes. Les deux dixièmes jours de ce mois sont particulièrement puissants. Le premier est le jour spécial de Vajrayogini et le deuxième est le jour spécial de Hérouka. Ces deux jours-là, il est particulièrement important de présenter des offrandes spéciales. Les deux dixièmes jours de ce mois sont particulièrement puissants. Le premier, qui est le vingt-cinquième jour du onzième mois, est un jour spécial de Vajrayogini, et le deuxième, qui est le dixième jour du douzième mois, est un jour spécial de Hérouka. Il est particulièrement important de faire de belles offrandes ces deux jours-là.
Pour préparer l’auto-initiation, en premier lieu, nous mettons une grande table devant l’autel ou à tout autre emplacement qui convient. Sur celle-ci, nous plaçons sur un tissu propre une image du mandala de Vajrayogini, posé à plat. Au centre du mandala, nous plaçons un petit récipient contenant de la poudre de sindhoura. Cela est appelé le « mandala cumul du corps », et c’est l’objet visuel à partir duquel nous générons le corps de Vajrayogini générée en face. Sur celui-ci, nous disposons un trépied sur lequel nous plaçons une coupe crânienne réelle ou artificielle, ou un récipient similaire. Dans la coupe crânienne, nous versons du thé noir sucré avec du miel et nous ajoutons un peu d’offrande intérieure. Puis nous recouvrons le récipient avec un petit tissu rouge propre que nous plaçons sur un treillis horizontal ayant la forme d’une étoile à six branches. Cela est appelé le « mandala nectar de la parole », et c’est l’objet visuel à partir duquel nous générons la parole de Vajrayogini générée en face. Sur le tissu, nous plaçons le mandala sindhoura de l’esprit qui est l’objet visuel à partir duquel nous générons l’esprit de Vajrayogini générée en face. Si nous n’avons pas de bloc de bois traditionnel du mandala sindhoura, nous pouvons utiliser un morceau de bois circulaire, propre ou un miroir rond. Sur sa surface plate, nous peignons une source-phénomènes rouge qui a la forme d’une étoile à six branches composée de deux triangles entrecroisés avec des tourbillons de joie dans les quatre angles latéraux. Au centre de la source-phénomènes, nous écrivons en doré, de préférence avec une peinture contenant de l'or véritable, la lettre BAM et le mantra aux trois OM qui l’entoure dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Puis nous saupoudrons la surface du disque avec un peu de poudre de sindhoura à l'aide d'un petit tamis pour le couvrir légèrement. Nous utilisons cela comme mandala sindhoura de l’esprit et le plaçons sur le mandala nectar de la parole. Cette méthode pour faire le mandala sindhoura de l’esprit a été expliquée par Ngoultchou Dharmabhadra selon une tradition authentique.
Autour des mandalas du corps, de la parole et de l’esprit, nous disposons une rangée de petits bols d’offrande dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Commençant à l’est, devant le mandala, nous plaçons AHRGHAM, au nord-est, à notre droite, PADÈM, au nord PUPÉ, au nord-ouest DHUPÉ, à l’ouest DIWÉ, au sud-ouest GUÈNDHÉ, au sud NÉWIDÉ et finalement au sud-est une fleur pour marquer la frontière. Devant ceux-ci, nous disposons au moins cinq rangées d’offrandes extérieures. La première rangée, la plus proche du mandala, consiste en neuf bols contenant dans l’ordre : AHRGHAM, PADÈM, ÈNTZAMANAM (de l’eau pour rincer la bouche), PROKYANAM (de l’eau pour asperger), PUPÉ, DHUPÉ, DIWÉ, GUÈNDHÉ et NÉWIDÉ. Ce sont les offrandes pour les déités du mandala généré en face. La deuxième rangée, disposée devant la première, sont les offrandes extérieures générales : AHRGHAM, PADÈM, PUPÉ, DHUPÉ, DIWÉ, GUÈNDHÉ et NÉWIDÉ. Celles-ci peuvent être utilisées à différentes étapes de la sadhana, c’est-à-dire pour les offrandes de tormas, les offrandes du tsog ou les offrandes de remerciement. Devant cette rangée se trouvent les offrandes extérieures pour la déité du vase, depuis AHRGHAM jusqu’à NÉWIDÉ, et devant celles-ci se trouvent les offrandes préliminaires depuis AHRGHAM jusqu’à NÉWIDÉ. Toutes ces rangées d’offrande commencent sur la gauche du mandala (notre droite). La rangée d’offrande qui est devant, la plus proche du pratiquant, depuis AHRGHAM jusqu’à NÉWIDÉ, est pour la déité autogénérée. Ces offrandes sont disposées dans l’autre sens, de notre gauche à notre droite. Nous plaçons les offrandes de torma sur la droite du mandala (notre gauche), légèrement devant le mandala. Devant les tormas principaux, nous plaçons un torma pour les protecteurs du dharma généraux et un torma préliminaire. Nous plaçons les offrandes de tsog sur la gauche du mandala, ou là où il y a de la place.
Devant notre siège, sur une petite table, nous plaçons un vase ou un récipient rempli aux deux-tiers d’eau safranée et y ajoutons une goutte de la substance spéciale du vase, s’il y en a de disponible. Si nous préférons, nous pouvons disposer les offrandes pour la déité du vase devant le vase plutôt que sur l’autel. Sur la table, nous plaçons une petite conque et un vajra miniature sur lequel est enroulé un long fil de cinq couleurs, ainsi que cloche, vajra, damarou, récipient de l’offrande intérieure, et du riz ou une fleur. Lors d'une pratique de groupe, seulement un vase, une conque et un petit vajra sont utilisés pour l’ensemble du groupe, et ils devraient être placés sur la table qui est devant la personne qui préside la poudja.